Accueil - Association - Management - Distribution
Productions - Concerts - Contact - Liens
![]() |
(co-produit avec Zone 51) Inhumate
environ 340 |
|
COMPTE RENDU : En cette froide soirée d’octobre, les métalleux alsaciens fans de grind, de death et autres black metal, sont venus nombreux à la salle des Tanzmatten de Sélestat. La salle est notamment connue pour accueillir chaque année le festival "Léz’ arts scéniques" mais ce soir elle laisse place à des groupes pour beaucoup régionaux et pour certains encore « débutants ». Notons la présence d'un Stand Amnesty International vers le merchandising, dont les représentants avaient l’air d’avoir un peu peur des hurlements qui s’échappaient de la salle ! Premier groupe de la soirée, Xaros a donc la lourde tâche d’entamer son set alors que la salle n'est pas encore remplie. Le groupe se qualifie très justement de porno grind gore, ce qui consiste en gros à hurler, hurler et hurler sur de la musique… hurlante. Ils n'ont beau être que trois, le groupe arrive très bien à occuper l'espace, ce qui n'est pas chose aisée étant donné la taille de la scène. Lorsque Malariah entre en scène, quelques étroits esprits commencent à ricaner sous cape en constatant le jeune âge des musiciens. Bien mal leur en prend car lorsque les deux vocalistes ouvrent la bouche, ça fait mal. En effet les grunts et screams du groupe sont impressionnants et leur énergie est communicative : si le public regarde au départ le show d'un air dubitatif, il se laisse vite entraîner dans quelques pogos et slams intempestifs. Le groupe s’est enrichi de nouveaux membres qui font leurs preuves ce soir. Les musiciens sont complémentaires les uns des autres, ce qui donne un cocktail détonnant. D’ailleurs le public l’a bien ressenti. Au niveau du son, rien de neuf : des grattes toujours aussi nasillardes quoiqu'un peu mieux équilibrées quand même...
Calciferum, du death fédérateur Changement de tempo avec le groupe de death/black metal strasbourgeois Calciferum. Un tantinet plus mélodique que les deux précédents tout en restant très brutal, les musiciens headbanguent en simultané et rappellent parfois Amon Amarth. Les spectateurs ne s’y trompent pas et se jettent à nouveau dans la mêlée pour un pogo endiablé, acclamant chaque fin de titre. Les chansons s’enchaînent avec des titres qui ne prêtent pas à confusion : "Burn Them all" et autres "Prepare The War" donnent matière à s’amuser aux joyeux métalleux présents dans la salle.
Molosse Ce sont maintenant les Molosse qui entrent en scène. Suite logique de la soirée, ils proposent un gros metal avec des riffs arrache-nuque. Alex, à la batterie, joue bien son rôle de chef d’orchestre et mène le groupe avec des rythmiques simples mais puissantes. Landry, au chant, envoie tout ce qu’il a alors que Gilles à la guitare pose ses gros riffs en soutenant son compère avec sa voix si particulière. Jonas, quant à lui, s’occupe de gratiner le tout avec sa basse et se permet également quelques backing vocals qui boostent l’ensemble. Un groupe à voir sur scène pour mieux prendre conscience de son potentiel. Le public, toujours aussi réceptif, a notamment offert un joli braveheart au combo alsacien.
Untamed, grind jusqu'à la moëlle Retour au grind pur avec Untamed. Une prestation 100% grind, même dans le son, qui plaira aux amateurs du genre. Nous avons droit à un show brutal de fous furieux : du blast avec quelques rythmiques typiques bien "festives" (vous savez, ce « tou ta tou ta » bien lent... oui, à Radio Metal nous sommes très doués en voice drumming comme vous le remarquez !) jouées par Jérémy, accompagnées d'une basse (Nini) et d'une gratte (Ptiot) aux riffs lourds et tout aussi sympas. Mais avant tout, c'est le chant qui marquera les esprits : quelle puissance ! Quel souffle !
"Putain c'était la guerre" Difficile d'être objective après la prestation de Diluvian. C'est très simple, ce soir, Diluvian a atomisé le Tanzmatten. Pour les présentations, il s'agit d'un groupe de death metal à tendance technique avec des membres tous aussi imposants scéniquement les uns que les autres.
Agon C’est au tour d’Agon et leur death metal efficace, d’entrer en scène avec la mission de préparer le public au coup de grâce des Inhumate. Dès les premiers titres, on soulignera tout de suite la grosse présence scénique et le coffre monstrueux de Régis.
Inhumate Quelques minutes pour souffler et boire un coup et on entend déjà depuis le hall les cris de Christophe, le chanteur d’Inhumate. Dès le début du set, l'homme rentre en transe : il faut le voir pour comprendre. Les autres membres le rejoignent aussitôt : Inhumate, que l'on ne présente plus, est parti pour environ une heure de show. Christophe semble extérioriser tout ce qu’il a enfoui au au plus profond de son être: il devient comme fou et, c'est un classique pour lui, éclate le micro sur son front.
Christophe : extérioriser... Ce qu'il y a retenir, ce n'est pas tant le jeu scénique en lui-même, mais bien le message : « lâchez vous, libérez vous de toute ces merdes que vous gardez en vous, extériorisez ». Il n'en faudra pas plus au public, à l'écoute de manière fidèle malgré un son limité : beaucoup trop de basse, pas assez de guitare. Et après un "braveheart", une bonne centaine de slams et pas loin d’une heure de pogos, le set se termine. En sortant, le public a l’air fatigué, mais heureux. Live report : Hélène, Damien Dausch |
